Réflexions sur le voyage, Voyages

Retour de l’étranger : comment retrouver ses repères ?

8 juin 2015

Retour de voyage : Comment retrouver ses repères ?

Voilà presque un an que je suis revenue de mon voyage en Asie du Sud-Est mais aussi de plus de 4 ans de vie à Montréal. Plusieurs mois à me demander si oui ou non, je repartais à Montréal. Un an à essayer de me créer une nouvelle vie en France, avec Paris pour point de chute. Un an également à tenter de retrouver mes repères français…

Car le plus difficile lorsque l’on revient de plusieurs années à l’étranger : c’est bel et bien de se réadapter et retrouver des repères. Bien plus facile à dire qu’à faire.

Tenter de retrouver ses repères : une fausse bonne idée !

Mon premier réflexe en rentrant en France : retrouvez mes anciens repères. Après tout, on dit bien que si on ne pratique pas le vélo pendant plusieurs années, cela revient tout seul. Pourquoi ce ne serait pas la même chose avec les repères ?

Réponse : Ce n’est pas du tout la même chose. Pourquoi ? Parce que lorsque l’on a vécu plusieurs années à l’étranger, lorsque l’on a été mélangé à une autre culture, une autre langue, une autre manière de penser et de faire, un constat s’impose : nous avons changé. Nous sommes bercés entre deux cultures, deux langues, deux manières de penser et de faire.

Un an plus tard, je garde encore quelques réflexes québécois, je parle parfois en québécois dans ma tête (ou en anglais). Je fonctionne encore parfois comme je le ferais au Québec et je lutte pour ne pas tutoyer tout le monde. Mes oreilles cherchent encore les accents et les langues étrangères, se sentant rassurer lorsqu’elles entendent une langue incompréhensible. Je n’ai pas

Avec le temps, je me sens bien différente de la façon d’être et de penser française. Et, étonnamment, j’avais réussi très facilement à m’adapter à la façon d’être et de penser québécoise. Je m’étais façonnée un moi qui était entre ces deux cultures. Cela fonctionnait bien à Montréal : j’étais entourée de français et de québécois, mais surtout, de personnes habituées à vivre dans une double culture. En France : c’est l’inverse. Une partie de mon entourage n’a pas voyagé ni vécu à l’étranger. C’est à ce point précis que le fossé se creuse.

Se créer de nouveaux repères

Avec le recul, beaucoup de réflexions et de remise en questions, je me suis lancée le défi bien plus réaliste de me créer de nouveaux repères, en accord avec la personne que je suis devenue. Je me rends compte qu’il est bien plus facile pour moi d’avancer en terre inconnue et sans repère, que de tenter de retrouver ou créer mes repères dans un environnement familier.

Tout est resté identique en France. Ou presque. Mais moi, j’ai changé. J’ai grandi. Mon regard sur les choses et les gens est différent. Mes anciens repères ne fonctionnent plus car je ne suis plus la même qu’il y a 5 ans. Je ne me sens ni française, ni québécoise. Je me sens plutôt citoyenne du monde, bercée par les autres cultures, les autres langues, les autres manières de penser qui sont si enrichissantes.

Alors, petit à petit, je tente de dessiner de nouveaux repères et de m’adapter comme je le ferais dans un pays étranger. je remodèle ma façon d’être et de penser, tout en restant moi-même. Car s’il y a une chose que je ne veux pas perdre : c’est cette ouverture d’esprit que m’ont apportée mes voyages, mais aussi ce recul sur qui je suis et ma propre culture.

À toutes les personnes qui ont vécu longtemps à l’étranger : avez-vous ressenti la même chose et comment s’est passé votre retour ? 

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19 Comments

  • Reply Lucie 8 juin 2015 at 18 h 05 min

    Réflexion intéressante! Ma première expatriation, c’était un an en Roumanie dans le cadre de mes études. A la base j’étais partie pour 5 mois mais j’étais bien là-bas donc j’ai poursuivi avec un stage. Puis retour en France, je pensais que ce serait facile de rentrer car après tout, j’ai quand même grandit en France mais le fait est que vivre à l’étranger ça nous change. Comme tu le dis, on s’habitue à être dans un milieu interculturel, international…ça ouvre beaucoup l’esprit, or rentrer en France, c’est souvent se retrouver dans sa vie d’avant sauf qu’on est plus la même personne. Les proches ne comprennent pas qu’on a changé, ils n’ont pas vraiment envie d’en savoir plus que ça non plus (bon en même temps ils ont leur vie à eux). Au final, j’ai passé un semestre en France avant de repartir à l’étranger. J’avais un stage de fin d’études à faire et la possibilité de le faire n’importe où, donc je suis repartie parce que c’était plus facile de partir dans un autre pays que de revenir dans le mien. Je vis à l’étranger depuis 2008, et je crois que c’est bien partie pour durer: en plus de m’y plaire, j’ai aussi de moins en moins de raisons de rentrer avec le temps. J’aime ta façon de voir les choses: « se créer d’autres repères », je crois que c’est ce que j’aurais dû faire quand je suis rentrée 🙂

    • Reply Lili 9 juin 2015 at 14 h 42 min

      Ce n’est jamais facile de rentrer… J’aurai pu repartir à Montréal. Et je crois que cela aurait été plus facile car l’environnement est plus proche de qui je suis que ce que j’ai en France. Mais c’est un choix. Si Montréal n’avait pas été si loin, j’aurais fait comme toi et je serais toujours à l’étranger 🙂
      En effet, les proches ne comprennent pas qu’on ait changé… et je crois que si on ne peut pas changer de famille, c’est aussi le moment de rencontrer de nouvelles personnes aussi… et de garder nos « vieux » amis 🙂

  • Reply AnnaJo Janisz 8 juin 2015 at 19 h 32 min

    Je suis d’accord avec ce que tu dis et aussi avec les propos de Lucie. On ne peut pas revenir dans un cadre qui est resté figé alors que nous, nous avons tant évolué.
    Alors, se créer de nouveaux repères en France, pourquoi pas ? Ta réflexion se tient. Mais pour ma part, c’est ailleurs qu’elle se fera désormais.

    Il y a un point de non-retour qui s’est opérée en moi en voyage et je ne pourrais plus concevoir de revenir pour longtemps en France. Surtout que, étant née dans un autre pays et intégrée à la France certes tôt mais non depuis la naissance, je me suis toujours sentie « entre-deux » et je ne peux concevoir de m’installer pour de bon quelque-part. Que ce soit en France ou ailleurs. Car tout autant que mon esprit, mon corps a besoin de se sentir en mouvement.

    • Reply Lili 9 juin 2015 at 15 h 04 min

      Ah oui… Pour toi, j’ai bien compris que cela se ferait ailleurs et je ne te comprends que trop 🙂
      J’ai tellement réfléchis à savoir où j’allais rester…
      Je comprends bien ton sentiment de te sentir « entre deux » et je pense que c’est le lot de toute personne née à l’Étranger ou qui vit depuis longtemps dans un autre pays ! Bon.. nous n’avons pas fini nos discussions sur le monde et le voyage ma chère 🙂

  • Reply anne 9 juin 2015 at 9 h 12 min

    Bonjour, je comprends Tellement cette problématique. J’ai rencontré des expats à Lyon et cela m’a permis de me sentir dans mon élément mais un voyage en tant que touriste à Montréal m’a convaincue. Oui c’est là-bas que je me sens chez moi, notamment grâce à cette double culture. Je n’arrive plus à me réadapter à la France. Bonne chance !
    PS: Voici un article en lien avec celui-ci : http://myafricanpath.mondoblog.org/2015/04/06/letranger/

  • Reply chapeau louchio 9 juin 2015 at 19 h 19 min

    J’aime beaucoup le terme, » citoyenne du monde » Je pense à ma fille que je vais revoir au mois de juillet après deux ans de séparation pense-t-elle comme toi ?

    • Reply Lili 15 juin 2015 at 19 h 49 min

      Ahah il faut que tu lui poses la question 🙂

  • Reply mademoioiselle a 10 juin 2015 at 17 h 37 min

    Je comprends tellement quand tu te dis cityoenne du monde et ton decalage avec cette culture francaise qui est la tienne mais plus vraiment. et les gens qui ne l’ont pas vecu , on beaucoup de mal a le comprendre.

    • Reply Lili 15 juin 2015 at 19 h 50 min

      On est coincé dans un monde parallèle !!! ^^

  • Reply Sailor Supergirl ⚓️ (@xel0ul0u) 11 juin 2015 at 6 h 20 min

    Ahah quand je pense que j’appréhende déjà le retour… Et même si des choses me manquent, je sens que ça va être très très dûr de me réadapter à ma vie en France… Si je reste !

    • Reply Lili 15 juin 2015 at 19 h 51 min

      Une fois qu’on part… c’est difficile de rester sur place. Un an en NZ… tu vas être un peu dépaysée à ton retour 🙂

  • Reply Henri-Philippe 12 juin 2015 at 15 h 16 min

    Ohh capitaine, mon capitaine ! Je suis un vieux pot qui a eu la même expérience que vous (ou presque) deux décennies plus tôt… 2 ans à Montréal, 2 ans chez les rosbeefs, 1an ½ sur Paris et retour à Montréal… pour finalement revenir sur Paris.

    Peut-être à tort, je ne suis pas persuadé que vous aviez réussit à rentrer dans le jeu à Montréal. J’ai lu avec un grand plaisir vos quelques 150 « posts » sur votre blog Montréalais, d’où ma persuasion que vous aviez (avez) un grand talent. Mais on pouvait y ressentir de grands moments de frustration professionnels et personnels.

    Je suis d’accord avec vous Montréal c’est génial ! Décontraction dans les relations, une nature bien plus riche (quoiqu’on puisse dire), et surtout un ratio moyens/qualité de vie supérieur à la France, avec des perspectives de réussite professionnelle intéressantes, si vous êtes Québecquois.

    A ce sujet, bien qu’il y ait toujours des exceptions à la règle, je pense que ce serait plus dure pour un québecquois de réussir en France, dans le contexte que vous avez réalisé, que l’inverse.

    Dans notre pays, les réseaux règnent, l’état au travers de son administration n’est pas un service, et à part des exceptions, si vous n’êtes pas membre du sérail difficile d’y arriver parce que vous n’avez pas toutes les cartes en main.

    Le temps que vous avez passé loin de la France vous a permis d’élargir votre vision panoramique de la vie, d’où l’idée raisonnable de remettre les choses en question en France quand elles vous choquent. Remettre en question, corriger, améliorer à défaut d’être japonais c’est surtout anglo-saxon.

    En France on râle, on trouve les choses incongrues, mais on ne corrige pas, on met des pansements- on ne renouvelle pas – donc quand le niveau de merde est trop fort, on révolutionne et on coupe des têtes tous les x centaines d’années.

    En mode nord américain, c’est plus consensuel et direct, on coupe tout ce qui ne va pas tout de suite. Il y a des indiens, ils gênent on les élimine. Il y a du coton, on a besoin de main d’œuvre gratuite on importe des noirs, la révolution industrielle arrive, on se fait une petite guerre et à la fin on leur donne une mule. Par contre, comme il n’y a pas d’histoire, ils savent que les choses peuvent arriver à partir d’une ou quelques personnes, donc pour la « réussite » économique rapide ils s’appuient plus sur l’individu que sur le réseau (quoique Harvard est-ce préférable à Polytechnique ?).

    Donc un anglo-saxon ne va pas perdre son temps à vous dire « mon oncle a un mas en Provence, ma tante a un vignoble dans le bordelais et ma lignée a une longue histoire », il va vous dire « let’s party » en premier (ce qui évite de perdre du temps…). Bon après il se peut qu’il vous aligne sa corvette, et qu’il vous annonce que sa mère est avocate et que son gentil de père est banquier, mais c’est en second.

    Donc veste en premier ou en second – réalité où illusion (temporaire) ? Vous connaissez l’histoire pince mi et pince moi sont dans un bateau – pince mi tombe à l’eau que reste-t-il ? Pince moi très fort il faut que je me réadapte à mon pays et que je rattrape mon retard !!

    Le problème du Québec c’est qu’ils ont ajouté une variable. En fait deux (je sais cela ne vous plaira pas). La première était le fait qu’ils étaient catholiques, moyen qui leur a permis de subsister dans un environnement protestant et maintenant évangélique, mais cela a disparu. La deuxième est qu’ils étaient francophones (oui je sais cela va choquer…). Bien que j’aime bien l’expression « prendre une marche » parce que j’y trouve une certaine poésie (bon OK poète à ses heures – pauvre poète…), il n’est pas faux de dire que leur francophonie baisse très fort…comme vous-même l’aviez fait remarquer….

    Tout ceci pour vous dire la chose suivante. Si vous retournez au Québec, je pense que vous serez déçue – vous ne retrouverez pas votre première marque ou « révolution ». si vous restez en France pour la famille et vos vieux amis, êtes vous certaine de ne pas le regretter un jour ? La famille passe et les vieux amis, se marient et ont aussi leurs vies.

    Créer de nouveaux repères ? Ne perdez pas votre temps. Ecrivez votre vie.

    Pourquoi vous ai-je dit que vous aviez du talent ? Comme je l’ai dit précédemment, j’ai lu votre ancien blog que vous auriez intérêt à maintenir dans son intégralité. J’y ai pris du plaisir parce que vous avez réussit à faire remonter en moi des souvenirs enfouis de ma propre expérience, parce qu’il y a des moments vrai et sans concession, et parce qu’effectivement on rigole !!!!

    Moi je vous aurais vu dans un double rôle formateur et explorateur. Prof de langue Française aux universités de Calgary ou BC à Kelowna (en + vous avez le passeport !), et écrivain d’expériences vécues ou imaginaires. Après tout Aurélie avec sa tartine de nutella sur un mustang, juste avant le rodéo, ou dans le parc de Banff entourée d’ours, cela peut le faire.

    Je me suis permis d’être un peu beaucoup long, dans la mesure où vous vous livrez beaucoup et que kawai ! c’est super intéressant sur l’expérience vécue en profondeur à Montréal.

    Je ne crois pas au brossage dans le sens du poil, quel intérêt ? Le spleen ne se résout pas dans l’invention (nouveaux repères), le passé (famille, vieux amis) mais bien dans l’action et l’espérance.

    J’espère ne pas vous avoir froissé, parce que cela n’était pas le but. Je suis passé par là où vous passez, j’ai fait des erreurs – je les ai payées. J’essaye de vous faire profiter d’une expérience.

    Je crois que la règle du communiquant c’est de communiquer, impliquer, motiver. A votre avis, pourquoi il y a-t-il eu autant de monde à vous suivre sur votre vie Montréalaise ? Tout simplement parce que vous avez bien agité le cocktail….

    Merde (c’est mieux que tabernak) ! Il y a Robert qui entame « Je reviendrais à Montréal – dans un grand Boeing bleu de mer…. », ça y est j’ai un coup de spleen je vous laisse…..

  • Reply pompommegirl 5 novembre 2015 at 16 h 24 min

    C’est marrant, je tombe totalement par hasard sur ton article et comment dire que ça me parle puisque je suis rentrée des US depuis 1mois 1/2. Disons que ça me donne une nouvelle piste de réflexion. Je me posais justement la question hier de est-ce que j’aurais du rentrer et reprendre le même job, par exemple, puisque ma boite me le proposait. Mmmh. A la lecture de ton post je me dis que j’ai bien fait de changer, finalement. Et que peut-être, je vais devoir essayer de me créer des nouveaux repères sur ma vie parisienne. Elle est totalement différente de ma vie précdente en effet et je ne veux surtout aps retomber dans les travers qui m’avaient fait fuire Paris et la France.

    Quant au commentaire précédent d’Henri-Philippe, je ne peux qu’apprécier la sagesse du vieux grigou, merci.

    • Reply Lili 13 novembre 2015 at 17 h 23 min

      Je pense que c’est une bonne idée de tout reprendre de zéro:) On ne revient pas pour faire la même chose qu’avant après tout !!

    • Reply Lili 13 novembre 2015 at 17 h 23 min

      Je pense que c’est une bonne idée de tout reprendre de zéro:) On ne revient pas pour faire la même chose qu’avant après tout !!

  • Reply Mr Puffin 3 janvier 2016 at 17 h 55 min

    Salut,

    Ah c’est sur que ça peut être difficile de revenir et de retrouver des nouveaux repères, surtout quand on revient d’une longue période à l’étranger, encore plus lorsque l’on change de quotidien.

    Ma femme a passé plus d’un an en Inde, et a plutôt bien aimé. Moi de mon côté j’ai pas du tout aimé le style de vie « à l’indienne » pour des raisons de perceptions de la vie trop différentes.

    Elle a eu beaucoup plus de mal à revenir en France, alors que moi au bout d’un an j’étais ravi de rentrer et je me suis senti revivre!

    Pendant un court instant…Parce que je suis reparti assez vite très loin mais dans un pays avec des valeurs qui me ressemblais plus.

    Si vous avez du mal à vous réadaptez à Paris, sachez que ce n’est pas grave, le monde est grand ^^ Vous pouvez très bien repartir de toute façon, au Quebek ou même ailleurs ! L’important est de trouve un endroit ou vous vous sentez bien !

    C’est vrai que la famille peut manquer, mais quand vous aurez votre petite famille à vous, vous verrez, ça manque déjà beaucoup moins même si ça fait toujours plaisir de les revoir de temps en temps 🙂

    Courage pour la ré-adaption et bonne chance 🙂

    Mr Puffin de http://www.icelanded.com

    • Reply Lili 6 janvier 2016 at 16 h 12 min

      Merci beaucoup 🙂
      Rien qu’en France, je peux aller ailleurs de toute manière…
      Encore heureux que je ne sois pas allée en Inde car je pense que la réadaptation aurait été encore plus difficile ! Je comprends votre femme.

  • Reply Steffie 29 novembre 2016 at 21 h 40 min

    waouh ton article je crois que j’aurais pu l’écrire tellement je comprends et ressens cette sensation d’entre deux nationalités; j’ai pris la décision de rentrer en France pour raison économique et parce aue le projet pro est actuellement irréalisable en Espagne mais après 3 ans de vie à Barcelone j’appréhende énormément ce retour. Je me dis que je verrais bien comment je me sens en France et que je peux voir ça comme une pause pour ensuite repartir mais difficile de retourner à la case départ quand tu sais que toi tu es devenue une autre personne. Ou tu en est actuellement tu te sens mieux en France?

    • Reply Aurélie - The Daydreameuse 6 décembre 2016 at 9 h 33 min

      Une fois qu’on a vécu à l’étranger, j’ai le sentiment que cela devient difficile de revenir dans son propre pays. On s’attend à retrouver les mêmes repères alors qu’ils ont changés. Que nous-mêmes, nous avons changé.
      Je suis maintenant à Paris depuis un an et demi. J’ai toujours le sentiment de construire ma vie ici. C’est fatiguant. Mais j’arrive à vivre de mon activité d’auto-entrepreneur, j’ai un chéri et bientôt, on sera locataire d’un super appart. Ce n’est pas toujours facile car Montréal me manque. Mais je suis bien ici et j’ai recréé ma petite vie. Ça prend du temps… beaucoup de temps…

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