{Indonésie} Un trek au Mont Rinjani, le tête dans les nuages

Trek au Mont Rinjani, Lombok, Indonésie

Après un court séjour à Amed, nous voici en route pour Lombok, île voisine de Bali, pour faire un trek au Mont Rinjani puis de nous reposer à Gili Air.

Le Mont Rinjani

Le Mont Rinjani, considéré comme l’un des treks volcaniques les plus difficiles au monde. Il faut dire que le sommet du volcan culmine à 3 726 mètres d’altitude. De quoi avoir mal aux mollets avant de commencer à monter.

Suite au témoignage d’un ami rencontré en voyage, nous avons longuement hésité entre faire ce trek en deux ou trois jours… ou ne pas le faire tout court. Il faut dire que mon ami n’y est pas allé de main morte : « Ce trek est super dangereux« , « Il y a des morts tous les ans« , « Ca glisse« , « Ca caille« , « On nous présente ça comme une balade de santé« , etc. ! Ahem. Une petite recherche Internet s’impose. Les blogueurs voyage qui ont fait ce trek sont unanimes : c’est un trek très difficile. Mais faisable. Et surtout : cela en vaut la peine.

Trouver son trek

Certains vous diront de vous rendre sur place pour trouver le trek de vos rêves. D’autres choisissent un tour parmi les agences ou les « racoleurs ». Nous avons opté pour la troisième solution. Par fainéantise, je l’avoue.

Nous sommes à peine descendues du bateau qui nous amenait à Lombok, qu’une agence nous accoste pour nous vendre ce fameux trek pour le Mont Rinjani ! Après moultes réflexions et négociations, nous avons fini par accepter un trek à 1,2 million de roupies (soit 80 €) pour deux jours, le trajet jusqu’au village de départ, une nuit d’hôtel et le trajet (taxi et bateau) jusqu’à Gili Air. Sachant que le monsieur de l’agence nous proposait 2 millions au départ, nous nous en sommes bien sorties. Toutefois, sachez qu’il est plus facile de négocier au rabais avec un trek de trois jours.

Physiquement, je ne me sentais pas capable de faire les trois jours. C’est-à-dire : grimper 2 000 mètres de dénivelé. Dormir en haut du cratère. Marcher en bas du cratère et dormir sur place. Remonter vers le sommet en pleine nuit. Puis redescendre le tout. Nous avons donc opté pour un trek de deux jours : on monte jusqu’au cratère. On dort sur place et on redescend le lendemain. Ce fut bien assez pour moi !

Le trek : entre torture physique et plaisir des yeux

La grimpette commence dure et immédiatement ! Autant en France, les chemins de randonnée montent, descendent un peu, tournicotent… Autant au Mont Rinjani, on monte sans interruption pendant 8 heures, en ligne droite. Si au départ, un de nos camarades a dit : « C’est dans la tête les filles !« , 3 heures plus tard, je me retrouve à l’attendre pendant que les autres avancent à grands pas devant nous ou à petits pas derrière nous.

Trek au Mont Rinjani, Lombok, Indonésie

Trek au Mont Rinjani, Lombok, Indonésie Trek au Mont Rinjani, Lombok, Indonésie Trek au Mont Rinjani, Lombok, Indonésie

On passe notre matinée à marcher dans la forêt. Mais une fois que l’on entame la seconde partie, on découvre des paysages magnifiques dignes du Seigneur des anneaux. Nous finissons par arriver au niveau du cratère du volcan. Nous sommes au-dessus des nuages. Petit à petit, ils recouvrent le ciel comme une marée montante.

Trek au Mont Rinjani, Lombok, Indonésie

De l’autre côté, le cratère du volcan est là. Bleu et majestueux. (Malgré une photo légèrement brumeuse.) On aperçoit un peu de fumée. Le sommet du volcan me paraît, quant à lui, inatteignable. Je l’observe de loin. Comme s’il me narguait. Mais non, je n’ai pas la force d’aller jusqu’en haut.

Trek au Mont Rinjani, Lombok, Indonésie

Nous nous asseyons pour admirer le plus beau coucher de soleil que j’ai eu l’occasion de voir. Instant magique. C’est un vrai rêve éveillé. Ce jour-là, j’ai réellement eu… la tête dans les nuages.

Trek au Mont Rinjani, Lombok, Indonésie

Trek au Mont Rinjani, Lombok, Indonésie

(au loin, on aperçoit le Mont Agun de Bali)

Trek au Mont Rinjani, Lombok, Indonésie

Trek au Mont Rinjani, Lombok, Indonésie

Pendant que nous admirons le soleil disparaître à l’horizon, nos guides et nos porteurs montent les tentes. En fait, non, elles étaient déjà montées quand je suis arrivée. Ils nous préparent un repas digne de ce nom. Nous n’avons plus qu’à mettre les pieds sous la table… ou plutôt nous asseoir par terre et manger.

Trek au Mont Rinjani, Lombok, Indonésie

A 19 h 30, tout le monde file se coucher. Il faut dire qu’il fait froid à 3000 mètres d’altitude. La nuit n’est reposante pour personne… A 6 h, tout le monde est debout ou presque. Le petit-déjeuner est prêt. Nos porteurs et guides profitent d’une pause pour capter par satellite le match de foot de la Coupe du monde ! Vers 7 h, mon amie et moi descendons accompagnées d’un québécois trop mal en point pour continuer et d’un porteur en guise de guide.

La descente est tout aussi difficile que la montée : ça glisse, c’est raide et c’est long ! Finalement, nous arrivons en bas au bout de 6 h de marche. Heureusement, car mes jambes ne me portent plus !

Une voiture vient nous chercher pour nous ramener à l’hôtel. Nous prenons notre repas en attendant le taxi qui nous amènera au port pour prendre notre bateau pour Gili Air ! La synchronisation est un peu chaotique. Nous prenons le dernier bateau tandis qu’une autre voyageuse manque le sien pour une autre Gili.

Ce fût la randonnée la plus difficile que j’ai eu l’occasion de faire. Mais le paysage, le volcan et le coucher de soleil valaient largement les courbatures que j’ai eu les trois jour suivants…

Trek au Mont Rinjani, Lombok, Indonésie

Les porteurs, ces héros !

On ne les mentionne que peu… et pourtant. Ce sont bien eux qui portent 30 kilos de nourriture et de matériels pour nous permettre de faire se trek en toute légèreté. En discutant avec eux, on comprend que cela devient insoutenable pour le corps. Mais que peuvent-ils faire d’autre ? Rien. Les guides ne sont pas en reste. Leur sac est bien chargé et ils font le chemin plusieurs fois par mois. Les genoux s’usent. Le dos se fragilise. Le tout pour un salaire de misère…

Infos pratiques :

Ne sous-estimez vos capacités physiques ni la difficulté du trek. Nul besoin d’être un grand sportif pour faire le trek, peut-être. Mais être en forme physiquement me paraît essentiel, surtout si vous faites les trois jours. Un couple de mon groupe est arrivé trois heures après nous, dans le noir total. Au total, seuls 5 membres de mon groupe sont allés jusqu’au sommet.

Equipez-vous ! Si vous n’avez pas besoin de l’équipement d’un professionnel, pensez à prendre une polaire, des gants légers, un coupe-vent et surtout, de bonnes chaussures ! Si vous pouvez trouver des bâtons de randonnées, ces derniers seront vos meilleurs amis.

Renseignez-vous avant de partir : négocier une nuit d’hôtel dans un des deux villages proches du départ : Senaru ou Sembalun Lawang. Sinon, vous devrez vous lever à 5 h du matin pour rejoindre votre groupe. N’hésitez pas à questionner l’agence en question pour s’assurer de son sérieux ou pour tout ce qui vous passe par la tête.

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  1. Quelle merveille et quel courage, mais je pense que cela valait toute la fatigue du monde, la tête dans les nuages tu as du vivre un instant magique, merci pour ce joli partage, j’ai une pensée pour les porteurs et leurs salaires de misère … le monde est beau mais bien cruel ! je vais positiver et m’endormir avec ses magnifiques paysages !

    • Oui, je ne regrette pas de l’avoir fait! C’était tellement beau. J’aurai juste aimé avoir assez de force pour aller jusqu’au sommet. Mais ce n’était pas possible…
      Malheureusement, pour les porteurs et les guides, c’est comme ça. Les agences ou organisateurs s’enrichissent sur leur dos (c’est le cas de le dire). C’est pour ça qu’il faut leur donner un pourboire à la fin. Ca les aide un peu… Il faut espérer qu’un jour cela changera 🙂

  2. Que de bons conseils! Une montée qui en valait la peine, tous ces nuages au-dessus du firmament, ça fait rêver. J’admire ces porteurs qui travaille pour des peanott, comme on dit au Québec. Vous aviez un vrai festin! 😉 J’adore ta première image, elle donne le goût de l’aventure.

    • Merci ! J’ai lu pas mal de conseils avant de faire ce trek. Car je crois que si on est mal informé, on déchante. Je m’attendais tellement à souffrir, que même si j’ai eu mal physiquement à la fin, ce n’était pas si pire que ce qu’on m’avait dit 😉
      Oui, on avait un vrai festin ! Franchement, que ce soit le déjeuner, le diner ou le souper, on s’est régalé (tiens, ça fait du bien de reparler un peu québécois).
      Les salaires ne sont jamais très élevés en Asie dans tous le cas. Mais leur travail est tellement difficile physiquement… Les garçons du groupe ont essayé de porter un des chargements… Autant dire que ça a duré 1 seconde !

  3. Merci pour la mention dans l’article! Je n’avais pas lu sur le trek avant d’y aller, j’ai accompagné une amie qui avait pris les renseignements et j’ai trouvé que ce fut une expérience pénible, mais satisfaisante. Quels paysages! J’ai eu de la difficulté à marcher pendant une semaine, mais les jours suivants aux îles Gili étaient le remède dont j’avais besoin…

    • Je te le conseille si tu aimes la randonnée ! 🙂
      Oui, ça vaut la peine de souffrir pendant et après, c’est certain. Pis c’est l’occasion de s’offrir un massage après en plus 🙂
      je crois qu’une fois sortie de la forêt, en voyage le panorama, mes douleurs m’ont paru bien loin…

  4. Mon dieu tes copains ne vous ont pas ménagés… mais tant mieux peut être au moins vous étiez préparés ! C’est magnifique en tout cas et je retiens bien volontier ce trek pour le jour où j’irai en indo 🙂
    Schuldi

    • Ca non ! Mais je pense qu’ils avaient des tendances « marseillaises ». Mais au moins, on savait à quoi s’attendre… Je te conseille cetera (ou un autre de volcan… il y en a tellement en Indonésie).

  5. Tu me fais rêver avec ce trek, mais pour cause de saison des pluies quand on y va, il n’est apparemment pas proposé car vraiment dangereux (et ça ne rigole pas apparemment selon ce que tu mentionnes). Un de mes seuls regrets dans notre planning balinais. Mais on se rattrape pour un moins grand sur Bali même.

    • Je confirme que par temps de pluie, ce trek serait vraiment « mortel ». C’est déjà dangereux pour ceux qui montent au sommer (que je n’ai pas fait) car ça glisse… alors avec la pluie en plus, je n’ose pas imaginer. Je sais que le volcan avait été fermé quelques jours avant mon trek car il avait beaucoup plu et pourtant, on était pas dans la saison des pluies. Tu vas faire lequel sur Bali ? Le Mont Agun ou le Mont Batur ? Ils ont l’air très beau aussi !

    • Les deux ont l’ait très beau. Nous, on a pas voulu faire le mon de Batur car apparement, les gens sont très agressif là-bas… Alors on a pas voulu tenté. Mais les gens qui y sont allés à qui j’ai parlé en vrai (et pas lu les commentaires sur Internet) nous ont dit que ça allait, même si, effectivement, ils sont très insistants…
      Je vais attendre de voir tes photos en tout cas !!!! Voir ce que j’ai raté! 😉

  6. Salut,
    Rinjani c’est magnifique. je vient d’Indonesie mais je n’y grimpe jamais. J’y dois grimpe, n’est pas? est-ce que vous avez conseils pour moi quand j’y grimpe? et d’apres vous, est-ce que le billet d’entree Rinjani est cher pour les etrangers?
    Merci beaucoup 😀

  7. Merci

    On part le 23 juillet
    On y sera vers le 4 août
    Merci pour tout
    On va le faire et vous sera dans mes pensées
    Lorsque le désespoir m atteindra je penserai à vous et hop un pas de plus
    L escalade de l’Etna avait été assez sportive mais la
    J ai un peu peur de pas y arriver
    On va le faire en 4 jours …. Enfin j espère

    A suivre…..